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réforme de la justice pénale et civile en Franceréformes dans la société française 
 et autorité de l'Etat

réforme de l'école primaire et de l'éducation nationale

Editée le 8 mars 2007

EXPLICATIONS 

Proposition E20

Proposition E20

Entériner l'idée — institutionnellement — que l'on puisse commencer à punir très légèrement un enfant dès qu'il atteint l'âge d'environ un an (dès douze à quinze mois révolus selon sa maturité) dans des conditions bien déterminées.

Deux ou trois types de «micropunitions» devraient pouvoir être institutionnellement admis dans un petit nombre de situations, principalement lorsque le jeune enfant teste des comportements dangereux. (Ce qui est inévitable !) A cet effet serait promulgué un simple texte de niveau réglementaire, appuyé par quelques déclarations officielles.

Y serait notamment réaffirmé avec force le rôle d'éducateurs privilégiés des parents, à savoir leur devoir mais aussi leur droit d'éduquer leurs enfants ! (Y compris par le moyen de la punition, avec tout le discernement et toute la modération indispensables que viseraient à garantir autant que faire se peut les conditions qui suivent.)

 

Par ailleurs, ce texte officiel comporterait quelques paragraphes destinés à autoriser, dans des cas très limités, les personnels de crèche à user de quelques «micropunitions» bien déterminées, avec des garanties de pondération cette fois-ci très rigoureuses. Devraient ainsi être réunies TOUTES les conditions suivantes : qu'il y ait eu un acte vraiment agressif au point d'en être dangereux, comme par exemple de mordre un autre enfant au visage ; que la micropunition ne soit jamais autre chose que ce qui est expressément prévu (dans la nature et dans l'intensité) ; qu'elle ne puisse avoir lieu qu'immédiatement après l'acte ; qu'un deuxième adulte, au moins, soit automatiquement présent et témoin au moment de la punition ; que les parents soient prévenus.

Bien évidemment, il serait rappelé en préambule que la punition à l'encontre du très jeune enfant doit rester rare, très mesurée et pour tout dire : subsidiaire, c'est-à-dire qu'on ne devrait toujours l'employer qu'en dernier recours, quand aucun autre moyen n'est suffisamment efficace.

En parallèle, les négligences ou gestes bien connus pour leur dangerosité devraient continuer d'être régulièrement rappelés aux jeunes parents et personnels de crèche débutants : ne jamais secouer un jeune enfant, éviter de le mettre trop tôt en contact avec de tout petits objets, ne pas le laisser sans surveillance...

 

Voici maintenant quelques exemples, non exhaustifs, de circonstances dans lesquelles le caractère nécessaire de la punition devrait pouvoir être reconnu :
— lorsque notre grand bébé, à la maison, persiste à vouloir se mettre debout sur sa chaise haute bien qu'on le lui ait déjà interdit plusieurs fois ;
— lorsque notre grand bébé essaye ses dents toutes neuves sur le visage d'un autre bébé plus petit que lui... ;
— lorsque notre grand bébé, ayant dépassé les 16 ou 18 mois, s'amuse à jeter par terre toute son assiette pleine de nourriture pour tester la réaction des adultes. (Attention à ne pas confondre avec le geste mal contrôlé ou les aliments qui tombent à terre ! On s'abstiendra aussi de punir bébé s'il a moins d'un an, ce type d'expérience bien connue étant nécessaire à son développement. Par ailleurs, on évitera de punir à la première «catastrophe», au profit d'une petite «remontrance explicative»... Et l'on ne punira pas trop si bébé a agi, non pas pour tester les adultes, mais par énervement passager.)

Enfin et surtout, voici les types de petites punitions, ou micropunitions, qui seraient explicitement autorisées dans les quelques circonstances précédemment évoquées :
— Quelques tapettes sur le dos de la main, ou éventuellement sur une partie d'un membre inférieur mais jamais sur le torse et encore moins sur le visage, qui se devrait d'être toujours beaucoup plus psychologiquement signifiante (je te punis) que physiquement douloureuse (puisque le geste devrait toujours s'en tenir à un petit mouvement du poignet, ne provoquant qu'une très éphémère et minuscule douleur corporelle, sans aucune autre conséquence que de poser une limite).
— Le fait de reprendre très momentanément une partie du repas de bébé (par exemple pour qu'il se rassoit sur sa chaise haute), utile alternative au moyen précédent...
— Une éventuelle petite mise à l'écart pendant quelques minutes dans un coin sécurisé. Sauf si bébé exprime un vrai gros chagrin ! (En crèche, cette mise à l'écart pourra être plus longue, tout au moins entre un enfant et un autre ou plusieurs autres, lorsqu'un comportement agressif ou dangereux est réitéré.)


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