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« L'ENFANT ROI... FORME SUBTILE DE MALTRAITANCE » (Daniel Marcelli, Professeur de psychiatrie)

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Témoignages Que vous soyez parent d'élève, professeur des écoles, professeur de collège ou lycée
ou élève - avec autorisation parentale - vous pouvez témoigner sur Etat de droit de votre expérience
des lourds dysfonctionnements de l'Education nationale. Premier témoignage : celui de Gaël Courossé,
parent d'élève, sur l'indiscipline à l'école et la violence scolaire ; suivi d'une réponse d'Etat de droit.
Deuxième témoignage : les violences à l'école. Troisième témoignage : la sévérité à l'école en 1959.

Education Les propositions d'Etat de droit ne coûteraient rien à l'Etat tout en améliorant
les conditions de travail à l'école : pouvoir du professeur ; punitions mesurées ; sanctions à l'école.

Justice Cohérence, équité, réalité : voilà ce que nous serions en droit d'attendre de la Justice.
Dernières propositions : délais de prescription ; récidive et peines plancher ; injonction de soins.

Société Dernières propositions de réforme : mieux contrôler les ventes d'armes françaises
et interdire quasiment la pratique récurrente du cumul des mandats et indemnités en France.

Vidéos Après cinq extraits (cliquer sur la photo), voici l'interview complète de J.Y. Willmann par C. Lacam sur Etat de droit réforme de l'école et de l'autorité en France

Etudes 2007 Pires Bulletins Officiels de l'Education Nationale (1) : la Palme... (3 juil.)

Fermeté à l'école : 1 sur 8 000 000 000 (15 juil.) France, terre de répression ? (août)

La loi Dati ne fera pas date (sept.) Les droits des enfants de nouveau bafoués (oct.)

Bulletins Officiels de l'Education Nationale (2) (nov.) L'Etat de droit en France (déc.)

Etudes 2008 Pires Bulletins Officiels de l'Education Nationale (3) : les 10... (janv.)

Réforme de l'école : les fausses bonnes idées (févr.) Rétention de sûreté [...] (mars)

Parents d'élèves : le pouvoir [...] (avril) Autorité : le lavage des cerveaux [...] (mai)

Obéissance, désobéissance... (juin) L'autorité du professeur : histoire d'un rapt (juil.)

Victor Hugo, l'autorité et le pouvoir (1) (août) Victor Hugo, l'autorité [...] (2) (sept.)

Rentrée 2008 : le site Etat de droit très mal recopié par le gouvernement

2009 / 2011 Sanctions à l'école : pourquoi ça bloque toujours ? (fin 2008 / déb. 09)

Violences scolaires : ils SAVAIENT... (mai 09) Quand trop de droits tue le droit (août)

Education nationale : l'inertie... (jan. 10) Violences scolaires - peur à l'école (fev. 10)

Etat de droit et autorité (juin 11) Moralisme français - pragmatisme anglais (août 11)

Débats Découvrez-les ici : être un enfant aujourd'hui ; la lutte pour les droits
(droits acquis, droits fondamentaux...) ; l'épineuse question de l'autorité à l'école.

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L'édito du 15 août 2011

Ton moralisateur à la française contre pragmatisme à l'anglaise

L'indulgence dogmatique des Français comparée à la volonté d'efficacité des Anglais

Pour faire écho à l'édito précédent — Etat de droit et autorité de l'Etat — l'Angleterre est en passe de nous montrer une fois de plus ce qui manque parfois beaucoup en France : une autorité institutionnelle digne de ce nom, où le droit retrouve une force dissuasive suffisante.

Il ne s'agira pas ici d'analyser le passé — les erreurs politiques ayant pu être commises au Royaume-Uni, qui tendraient à expliquer en partie l'explosion des émeutes urbaines à Londres et en Angleterre — mais de constater la réaction du peuple et des autorités britanniques à tous niveaux pour résoudre le problème immédiat des violences.

Etat de droit a répertorié quelques-unes des principales réactions outre-manche :

> 1. Le Premier Ministre britannique ne fait pas dans la dentelle pour dissuader les auteurs des violences. Contrairement à ce qui se passe souvent en France, il ne se contente pas d'effets d'annonce. Son discours ferme apparaît assez crédible et dissuasif : malgré quelques critiques sur sa réactivité initiale et d'inévitables polémiques outre-manche, il a mis d'importants moyens de coercition en place (policiers, judiciaires) ET à l'étude (menaces de sanctions économiques pour les émeutiers ou leur famille, etc.) à grand renfort de communication, et surtout, il se sait soutenu par son peuple dans la voie d'une réelle sévérité institutionnelle à opposer aux délinquants.

> 2. Première preuve de ce soutien : les autorités judiciaires britanniques montrent semble-t-il une fermeté et même une dureté sans commune mesure avec l'attitude de nos magistrats français en général. (Evidemment il peut y avoir des exceptions, il s'agit d'une tendance.) En schématisant, on sent bien que l'objectif premier des magistrats britanniques est de participer entièrement — avec les responsables politiques, la police et la population britannique dans sa grande majorité — à la résorption aussi rapide que possible de ce grave problème de violence urbaine.

En d'autres termes, la sévérité de certains magistrats du Royaume-Uni peut nous apparaître disproportionnée : on a pu entendre par exemple qu'un jeune se serait pris 6 mois fermes pour une cagoule. Verdict impensable en France. (Encore qu'on ne puisse pas savoir si ce type de peine sera véritablement appliquée ou si consigne a été donnée de surtout faire peur pour rétablir le calme rapidement...) En France, on privilégie l'indulgence à l'échelle individuelle ; en Grande-Bretagne, le pragmatisme à l'échelle collective. Le système britannique peut nous apparaître à nous Français trop sévère voire injuste, mais voilà, il est peut-être aussi plus efficace que les « solutions » à la française pour lutter contre une vraie injustice bien réelle cette fois-ci : celle touchant ces commerçants attaqués qui peuvent tout perdre en quelques heures...

A ce propos, l'habituelle excuse typiquement française qui consiste à dire que les casseurs cassent parce qu'ils sont pauvres et « exclus » du système économique ne tient pas : à qui les casseurs s'en sont-ils d'abord pris ? à qui ont-ils fait le plus de tort ? A la petite classe moyenne ! A des demi-pauvres pour certains. On retrouve d'ailleurs ici un phénomène souvent observé dans nos écoles françaises : la violence ambiante fait toujours plus de tort aux plus fragiles, qu'ils soient fragiles économiquement (comme un petit commerçant) ou fragiles psychologiquement (comme un jeune écolier devenu le souffre-douleur de plusieurs autres).

Cette passerelle entre société et école n'est pas artificielle. Ce n'est sans doute pas un hasard si David Cameron vient enfin d'évoquer la discipline à l'école en ce 15 août 2011. Comment en effet ne pas comprendre que l'état de nos écoles préfigure celui de nos sociétés futures ?! Si Monsieur Cameron veut s'inspirer des idées de réforme de l'éducation nationale du site Etat de droit, qu'il ne se gêne pas.

> 3. Enfin, ce qui est surtout frappant chez nos voisins Anglais, c'est la volonté d'une grande partie du peuple « d'en découdre » avec les casseurs, notamment de les dénoncer activement tout en exprimant un soutien très fort pour des sanctions institutionnelles sévères. Ainsi peut-on voir des réactions britanniques venues d'En Bas qu'on ne verrait pas habituellement en France : photos de casseurs exhibées, coopération directe avec la police britannique, mise en place de groupes de défense privés, pétitions pour sanctionner encore davantage les fautifs...

En France, beaucoup appelleraient cela de la délation ; en Angleterre, c'est une dénonciation légitime. Pourquoi une telle différence de point de vue ? Car nous n'avons pas vécu la même Histoire ! Petit rappel historique : les Français, sévèrement battus en 1940 (ce qui ne doit pas faire oublier le sacrifice de dizaines de milliers de soldats), ont ensuite vu le gouvernement de Vichy coopérer avec les Nazis et certains Français collaborer activement dans le sens le plus détestable qui soit. On sait que les autorités françaises de l'époque ont parfois fait du zèle, allant au devant même des demandes de l'occupant, et que certains « collabos » français ont participé à la dénonciation de Juifs ou résistants (ou autres minorités recherchées) en France.

Pour cette raison sans doute, tout ce qui s'apparente à de la dénonciation est très mal vécu en France, même 70 ans plus tard... Même dans des contextes qui n'ont strictement RIEN à voir avec les dénonciations d'hier contre la résistance française ou contre les Juifs. Aujourd'hui en France, dès que l'on veut dénigrer telle ou telle volonté de fermeté institutionnelle, la même ficelle est donc toujours employée, le même moralisme accusateur : délation ! fascisme ! honteuse répression... Tous les coups sont permis, toutes les allusions aussi. Nous continuons bien sûr d'avoir honte de cette facette très noire de notre Histoire — le collaborationnisme actif — mais certains en profitent pour se vautrer dans les amalgames et grossières manipulations. Et à force de lobbying anti-sanction, les autorités institutionnelles françaises ont fini par flancher. Le poids de l'Histoire écrase les consciences. Pour tenter de nous racheter, nous pratiquons l'indulgence sans grand discernement, prisonniers d'une névrose collective qui nous poursuit depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.

Les Anglais, eux, n'ont pas ce problème avec eux-mêmes. Chez eux, Hitler n'est pas un tabou comme en France. Ils n'ont pas peur d'être taxés de collaborationnistes ! Le principe de la dénonciation n'a donc rien de honteux pour eux, surtout s'il s'agit de dénoncer des casseurs, des criminels ou des voleurs.

Pour toutes ces raisons, Etat de droit est prêt à parier que les violences urbaines en Angleterre vont assez rapidement se tarir pour de bon, si ce n'est déjà fait, et qu'elles ne repartiront pas de sitôt (ou pas avec la même ampleur) à moins peut-être d'un effrondement économique généralisé... mais nous n'en sommes pas là.

Pour autant, Etat de droit ne dit nullement que tout va bien en Grande-Bretagne ou qu'il n'y a pas d'injustices sociales ou que les responsables anglais sont exemptes de tout reproche ! Sans doute devra-t-on tirer des leçons de ces violences, en Grande-Bretagne comme ailleurs. Etat de droit se focalise ici seulement sur le problème immédiat d'une explosion de violence à endiguer d'urgence. L'objectif de cet article se cantonne à deux questions d'actualité :
— comment faire cesser rapidement une série de violences urbaines à grande échelle ?
— comment l'état d'esprit particulier de la population britannique y participe ?

A cet égard, il est permis de constater ce qui fonctionne mieux chez les Anglais que chez nous. On aura beau développer toutes les théories du complot possibles — que les émeutes auraient pu être encouragées par telle ou telle manipulation voire rétribution etc. etc. — il n'en demeure pas moins que de nombreux jeunes gens ont bel et bien commis des actes graves. Et une fois ce processus destructeur de grande ampleur engagé, qu'est-ce qui peut bien en venir à bout si ce n'est une forte dissuasion ?… (Pour ceux qui en doutent encore et toujours, ils peuvent relire ce petit développement sur la dissuasion entre autre.)

Comme on l'a dit plus haut, les Anglais n'ayant pas le même vécu que les Français — n'étant pas soumis comme en France au soupçon permanent d'un collaborationnisme fasciste ou antisémite... — ils adoptent naturellement une attitude plus pragmatique que moralisatrice à la française. Et en quoi un simple citoyen peut-il aider les autorités de son pays à appréhender les auteurs de violences ? En participant à leur recherche, en les dénonçant directement lorsqu'ils les connaissent, parfois même lorsqu'il s'agit de leur propre enfant ! Attitude choquante pour un Français mais normale et efficace pour un Anglais. Nous en vérifierons les résultats dans les semaines et mois à venir.

Août 2011 © Etat de droit / Jean-Yves Willmann

 

 

 

 

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L'édito du 13 juin 2011

Etat de droit et autorité de l'Etat : le bla-bla-bla continue

Mesurettes et effets d'annonce sont les seules « solutions » trouvées en 10 ans

Etat de droit avait déjà relevé — ici — que ses propositions de réforme pouvaient servir de source d'inspiration au personnel politique français. Dans l'activité de recopiage gouvernemental, on pourrait recenser plus récemment : les évaluations nationales de 6e ramenées en fin de CM2 (mesure préconisée par Etat de droit dès mars 2007) ; ou dernièrement : le début d'une remise en cause des remises de peine automatiques et le début d'un questionnement sur une application plus effective des peines (toutes causes largement défendues sur Etat de droit depuis 2007). Entre autres exemples.
  Malheureusement, il s'agit bien plus de gesticulations que de réelle volonté de changement. C'est toujours pareil ! On proclame à grands cris qu'on va tout changer pour mieux préserver le statut quo... Car l'hommo politicus français d'aujourd'hui, dans le fond, cède à toutes les pressions et tous les lobbys. Il n'a aucune conviction propre, n'a dans son viseur que la prochaine élection. A part peut-être aux extrémités de l'échiquier politique. Mais alors on dira qu'il ou elle est extrémiste.
  Quand donc verra-t-on en France une femme ou un homme politique qui ait quelques convictions bien ancrées, la cohérence nécessaire pour agir en adéquation, tout en restant modéré(e) et équilibré(e) ??

On notera par ailleurs que le dysfonctionnement institutionnel français — dans le domaine de la Justice et plus encore en matière d'éducation — n'est peut-être pas toujours le seul fait de la France d'en haut mais aussi un peu parfois le fait de nos exécutants institutionnels, les fonctionnaires : professeurs, juges...
  Que dire par exemple de cette manie de certains Juges aux Affaires Familiales qui consiste à mettre en branle toute une nouvelle procédure avec nouvelles convocations à la moindre demande d'éclaircissement sur un jugement précédent ?
  Que dire de tous ces professeurs qui se voilent la face, cherchant en permanence toutes les excuses possibles aux élèves les plus indisciplinés sans jamais chercher du côté de l'autorité institutionnelle ?

Le site Etat de droit le répète : ce n'est pas en cherchant à limiter les dégâts que l'on résoudra les problèmes de fond ! Des milliers de postes de « médiateurs de la réussite scolaire » ont paraît-il été créés. Rien qu'avec l'intitulé, on a déjà tout compris... Les hautes sphères de l'Education nationale continuent de mener tout le monde en bateau. Allons-y ! Dépensons encore tout l'argent des Français dans ce type d'artifice ! La médiation à l'école, par définition, c'est l'anti-autorité. Nous aggravons nos déficits publics pour fragiliser toujours plus l'autorité des professeurs. Qu'on ne s'étonne pas si Etat de droit ralentit la cadence de ses articles. A quoi bon, franchement...

La France, au sens de l'Etat français et de ses institutions, est de moins en moins un Etat de droit qui se respecte. Le droit ne peut exister et vivre que si les devoirs existent aussi. En gommant toujours plus la possibilité de sanction notamment à l'école, on élimine la notion de devoir. Et les droits dans tout ça, que leur arrive-t-il ?… Ils se battent entre eux, si l'on peut dire. Le plus fort l'emporte, comme d'habitude. Je veux dire : les individus les plus violents, les moins respectueux, les plus habiles à détourner le droit théorique, s'approprient comme toujours un maximum de droits réels au détriment de la très grande majorité... qui s'en trouve de plus en plus démunie.

Qu'on se le dise : un Etat sans autorité suffisante, qui laisse ses institutions se faire bafouer quotidiennement, n'est plus vraiment un Etat de droit digne de ce nom.
  L'Etat de droit, c'est d'abord une certaine fierté ! Un Etat fier de faire respecter son droit !… Où es-tu, fierté ? Où es-tu Etat français ?

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