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Le billet du 13 janvier 2010

Années 2000 : le pourrissement de la situation en éducation

Lâcheté politique, immobilisme institutionnel, inertie de l'Education nationale = une décennie perdue

En matière d'éducation nationale, les années 1985 à 2000 furent particulièrement préjudiciables et, disons-le, dévastatrices du point de vue de l'autorité institutionnelle. Mais les années 2000 auront brillé par leur absence, ne rectifiant aucune des graves erreurs d'hier. Rarement communication aura autant rimé avec immobilisme.

On aura beaucoup parlé ces dernières années. Pour ne pas agir. On aura beaucoup crié : « au feu ! au feu ! » Mais personne, parmi nos Décideurs Institutionnels, n'aura pris la peine de se pencher sérieusement sur le grave problème actuel du manque d'autorité à l'école. Au lieu de prendre les mesures assez simples qui s'imposaient, ils ont préféré créer de Grands Débats et Commissions pour écrire ensuite des Rapports qui finissent invariablement dans la corbeille sans fond d'une République française de plus en plus artificielle.

Le problème d'une république, c'est qu'on ne pense qu'aux élections prochaines. Alors on fait croire au peuple qu'il est expert en tout pour se faire bien voir et être réélu. En réalité, bien sûr, on ne lui accorde aucun crédit. Mais en attendant, les problèmes de fond ne sont jamais réglés. A force de le dire, on tourne un peu en rond...

Beaucoup de choses ont ainsi été dites sur Etat de droit. Et répétées, ressassées... Mais il va donc nous falloir être patients et attendre. Attendre quoi ? Que la prise de conscience collective finisse un jour par s'enclencher. Quand donc ? Visiblement quand les choses auront continué d'empirer à tel point que cela en deviendra vraiment insupportable au peuple et qu'enfin ses « responsables » agiront.

Il va nous falloir prendre notre mal en patience et nous résoudre à cette plongée vers toujours plus de violence à l'école puisqu'en France on ne veut pas anticiper les problèmes. On préfère les subir. Malgré toute sa bonne volonté, le site Etat de droit ne peut pas beaucoup lutter contre ça !

Néanmoins, comme je veux croire à une petite influence — si j'en crois les plagiats de plus en plus répétés des propositions ou analyses de ce site, que ce soit sur Internet, dans la classe politique, ou même finalement un peu dans la sphère médiatique — poursuivons :

Sans prétendre à une grande nouveauté, les politiques ne sont pas les seuls en cause dans ce grand gâchis des années 2000. Les supposés vrais « experts en éducation » ne sont pas en reste. Ces experts en éducation auront pullulé sur les ondes, toutes les ondes. Mais voilà, ils ont d'emblée écarté tout regain de pouvoir aux professeurs. Cédant depuis longtemps à l'implacable lobby de l'Anti-Autorité en France, qui prône notamment une éducation des enfants sans aucune contrainte. Et quand on s'interdit la qualité, on ne mise plus que sur la quantité : il faut plus de sous, plus de professeurs, une formation plus longue, etc. Ce faisant, on a fragilisé tous les autres secteurs en crise, qui eux n'auront pas eu droit à ce regain de subsides : la Justice, les hôpitaux, le logement...

Et tout ça pour quoi ? Pour avoir une école moins efficace et moins sereine, une école où l'on n'a plus envie d'aller... C'est bien là le vrai scandale : on a retiré à d'autres ce qu'on a donné à l'éducation nationale de ce pays pour que cette éducation nationale fonctionne beaucoup moins bien qu'avant ! On le sait maintenant, la quantité ne remplacera jamais la qualité. Et la qualité ne reviendra pas tant que l'autorité institutionnelle des professeurs du primaire, du collège et des lycées ne sera pas restituée et rehaussée à un niveau suffisant.

Ce qui passe par cet inévitable pouvoir de sanction — mesuré, contrôlé, équilibré — que défend Etat de droit depuis de nombreuses années... Qui ne consisterait PAS à revenir au niveau de sévérité de l'école des années 1950 mais à un niveau de sévérité raisonnable : disons, à peu près, à équidistance des excès de sévérité d'hier et de l'excès de laxisme institutionnel d'aujourd'hui.

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